Les dangers du Looksmaxxing (machoire carrée)
Votre santé dentaire est importante

Le phénomène du looksmaxxing gagne rapidement du terrain chez les jeunes hommes, poussant certains à des modifications corporelles potentiellement dangereuses pour atteindre un idéal esthétique. Cette tendance inquiétante, popularisée sur les réseaux sociaux, transforme la quête de beauté en une obsession méthodique et parfois extrême.
De nos jours, la recherche d’une mâchoire carrée, considérée comme symbole de virilité et d’attractivité masculine, est devenue l’un des objectifs principaux de ces pratiques. En effet, de nombreux jeunes hommes pratiquent des techniques douteuses comme le « mewing » ou la mastication intensive pour sculpter leur visage et obtenir cette machoire carrée homme idéalisée. Cependant, ces méthodes non validées scientifiquement peuvent entraîner des conséquences graves sur la santé.
À travers cet article, le Dr Hauptschein retrace l’origine de cette obsession esthétique masculine, les techniques controversées du looksmaxxing, ainsi que les dangers physiques et psychologiques. Le dentiste aborde également comment encourager une relation plus saine avec son image corporelle face à ces nouvelles pressions esthétiques.
L’évolution de l’obsession esthétique chez les hommes
L’obsession esthétique masculine n’est pas un phénomène récent, bien que le looksmaxxing en soit sa manifestation contemporaine la plus extrême. Cette quête de perfection physique s’inscrit dans une longue histoire d’évolution des standards de beauté qui mérite d’être explorée pour comprendre les racines de ce phénomène.
Des standards de beauté masculins à travers les décennies
Au fil des siècles, les critères définissant la beauté masculine ont considérablement évolué, reflétant les valeurs et les dynamiques sociales de chaque époque. Dans l’Antiquité grecque, le corps masculin était déjà théorisé et célébré, avec un idéal d’harmonie physique incarné par les athlètes aux proportions parfaites 1. Les sculptures comme le Doryphore de Polyclète établissaient déjà un « canon » de beauté masculine auquel les hommes aspiraient.
Cependant, cette vision a radicalement changé au cours des siècles suivants. Dans les années 1870, le poids était synonyme de richesse et de réussite sociale – un homme corpulent était considéré comme prospère 2. En témoigne la création d’un « Fat Man’s Club » dans le Connecticut en 1866, dont les membres devaient peser au minimum 200 livres.
Ce n’est qu’à partir du début du XXe siècle que l’idéal masculin commence à se transformer vers des physiques plus minces et musclés 3. Les années 1930 voient émerger une nouvelle référence avec les acteurs hollywoodiens comme Cary Grant, qui imposent un modèle d’élégance plus svelte 2. Les années 1950 glorifient des figures comme James Dean et Marlon Brando, symboles de rébellion et de sensualité brute 4.
Un tournant majeur s’opère dans les années 1970-1980, avec l’apparition d’un idéal hypermusclé incarné par Arnold Schwarzenegger. Cette période marque le début d’une obsession pour les muscles saillants et les abdominaux visibles – le fameux « six-pack » – qui persiste encore aujourd’hui 3. Par ailleurs, les années 1990 ont vu émerger une masculinité plus plurielle, bien que toujours idéalisée à travers des physiques minces et toniques comme celui de Brad Pitt dans « Fight Club ».
Aujourd’hui, selon une étude de l’Institut des neurosciences de 2012, l’idéal corporel pour les hommes reste mince et musclé, avec néanmoins des variations selon les cultures. En Corée du Sud, par exemple, un type plus androgyne s’est imposé grâce à l’influence de la K-Pop.
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L’impact des médias traditionnels avant l’ère numérique
Avant l’avènement d’Internet et des réseaux sociaux, les médias traditionnels jouaient déjà un rôle crucial dans la définition des standards de beauté masculine. Le cinéma, en particulier, a considérablement influencé les représentations idéalisées du corps masculin. Dès le milieu du XXe siècle, les stars de cinéma sont devenues le modèle à suivre, incarnant un corps musclé en V avec des épaules larges et une taille marquée 5.
En effet, la presse masculine a connu une expansion considérable à partir des années 1990. Des magazines comme FHM ont connu une progression spectaculaire de 36,7% par an depuis leur lancement en 1995, tandis que Men’s Health en Angleterre a doublé son lectorat en une année (1995-1996), passant de 120 000 à 300 000 exemplaires 6. Ces publications, avec leurs titres évocateurs comme « Les hommes et leur corps : eux aussi ont leurs complexes », ont normalisé l’idée que les hommes devaient aussi se préoccuper de leur apparence.
Les vidéoclips musicaux ont également exercé une forte influence sur les jeunes hommes. Une étude a révélé que les adolescents consommant régulièrement des vidéos de musique risquaient davantage de développer une obsession pour la musculation, notamment à cause des critères de beauté masculine correspondant à un corps sculpté et hyper musclé promus dans le hip-hop et d’autres genres musicaux 7.
Par ailleurs, la publicité a progressivement commencé à « exhiber » le corps masculin, auparavant éclipsé par son homologue féminin 6. Ce phénomène a contribué à transformer les hommes en consommateurs de produits cosmétiques et de soins personnels, créant ainsi un marché qui, bien que encore dix fois moins important que celui des femmes en 2000, affichait déjà un chiffre d’affaires de 595 millions d’Euros en France.
Cette médiatisation croissante du corps masculin idéalisé a engendré une pression sociale et professionnelle que nous observons aujourd’hui exacerbée avec le phénomène du looksmaxxing. Comme le résume l’anthropologue Élisabeth Azoulay, « on ne se contente plus de son corps biologique, on se crée un corps culturel » 8.
L’émergence du looksmaxxing sur TikTok
Tandis que les médias traditionnels ont longtemps influencé les idéaux masculins, les plateformes sociales ont considérablement amplifié et transformé cette pression esthétique, donnant naissance au phénomène du looksmaxxing qui séduit particulièrement les jeunes hommes.
Comment TikTok et Instagram ont popularisé le phénomène
Sur TikTok, le hashtag #looksmaxxing cumule actuellement plus de 117 000 publications, tandis qu’Instagram en compte environ 44 000 9. Cette tendance s’est imposée ces derniers mois, captant l’attention d’un public principalement masculin âgé de 17 à 23 ans 10. L’algorithme de ces plateformes joue un rôle déterminant dans la propagation du phénomène, propulsant des vidéos qui atteignent régulièrement plusieurs millions de vues 11.
Ce qui distingue le looksmaxxing des tendances esthétiques précédentes, c’est sa nature méthodique et codifiée. Par exemple, un outil nommé Umax permet aux internautes d’évaluer numériquement leur visage selon des critères précis. Cette approche quantitative transforme la quête esthétique en un système de « scores » à améliorer, notamment concernant la mâchoire, la musculature et la peau.
Cependant, l’aspect préoccupant de cette tendance réside dans la façon dont les algorithmes entraînent progressivement les utilisateurs vers des contenus plus extrêmes. Ainsi, selon Jamilla Rosdahl, sociologue à l’université de Melbourne, les jeunes hommes consultant des vidéos de looksmaxxing se voient rapidement proposer des contenus appelant à la haine sexiste ou même au suicide 11.
Le rôle des influenceurs dans la diffusion des pratiques extrêmes
Les influenceurs spécialisés dans le looksmaxxing ont développé un discours et des pratiques qui séduisent leur audience, souvent en exploitant leurs insécurités. Par exemple, le tiktokeur Paul Jehl, suivi par plus de 50 000 personnes, affirme qu’on « restera moche toute sa vie » sans appliquer ses méthodes. De même, Marcel Schaar recommande de mâcher des chewing-gums spécifiques pour sculpter sa mâchoire et propose des formations payantes promettant une apparence plus virile.
Ces créateurs de contenu utilisent différentes stratégies pour monétiser leur influence :
- Promotion de produits cosmétiques et accessoires spécifiques
- Vente de formations et de programmes d’amélioration physique
- Publicités pour des compléments alimentaires et autres produits liés à l’apparence
Par ailleurs, les experts soulignent que le looksmaxxing entretient des liens étroits avec la « manosphère », cette communauté masculine hostile aux femmes et antiféministe. Andrea Solea, chercheuse à la School of Criminology and Criminal Justice de Portsmouth, affirme même que « le looksmaxxing est en fait une version relookée de l’idéologie incel sur TikTok ». En effet, des influenceurs liés au phénomène « incel » (célibataires involontaires) utilisent le terme plus acceptable de « looksmaxxing » pour contourner la modération des plateformes et diffuser leurs idées.
Face à l’ampleur du phénomène, TikTok a commencé à réagir en affichant des messages d’avertissement pour les recherches liées au looksmaxxing : « Ton poids ne te définit pas » et « demander de l’aide ». Néanmoins, cette réponse reste limitée face à l’influence considérable exercée par ces tendances sur les jeunes hommes, désormais exposés à des standards de beauté masculine de plus en plus extrêmes et inaccessibles.
Les techniques de looksmaxxing : entre mythe et réalité
Parmi les nombreuses tendances de transformation corporelle, le looksmaxxing propose diverses techniques prétendument capables de sculpter le visage masculin sans chirurgie. Toutefois, ces méthodes sont souvent basées sur des interprétations erronées de principes scientifiques et peuvent présenter des risques considérables.
Mewing : repositionner sa langue pour remodeler son visage
Le mewing, technique phare du looksmaxxing avec plus d’un milliard de mentions sur TikTok, consiste à plaquer constamment la langue contre le palais. Nommée d’après l’orthodontiste britannique John Mew, cette pratique promet d’affiner le visage et de dessiner une mâchoire carrée. Les adeptes affirment qu’en maintenant cette position linguale, on peut restructurer progressivement les os du visage.
Néanmoins, les professionnels de santé alertent sur les conséquences potentielles. En effet, cette posture linguale forcée peut entraîner des migrations dentaires et des troubles de l’occlusion. Le résultat : des désordres articulaires pouvant affecter durablement la fonction buccale.
Bone smashing : frapper son visage pour changer sa structure
Plus extrême encore, le « bone smashing » consiste à frapper son visage avec des objets contondants dans l’espoir de remodeler sa structure osseuse. Les vidéos portant le hashtag « bone smashing tutorial » cumulent plus de 267,7 millions de vues sur TikTok. Cette pratique se base sur une interprétation erronée de la loi de Wolff, qui décrit comment les os s’adaptent aux contraintes mécaniques.
Les partisans de cette technique prétendent que les micro-fractures permettraient aux os de se reconsolider plus densément. Or, comme l’explique le Dr Etan Sugarman, chirurgien orthopédique : « Les os se développent à partir de leurs plaques de croissance situées aux extrémités. Le milieu de l’os n’a aucun potentiel de croissance, seulement de guérison ». Ainsi, cette pratique risque d’entraîner des fractures, des lésions nerveuses permanentes, des saignements et même des dommages cérébraux.
Mastication intensive : risques pour les muscles et les articulations
La troisième technique populaire consiste à mâcher intensivement des gommes spécialement conçues pour développer les muscles masséters et obtenir une mâchoire carrée. Certains influenceurs recommandent de mâcher jusqu’à 16 heures par jour.
Cependant, cette pratique peut provoquer des troubles temporo-mandibulaires (TTM), affectant jusqu’à 10% des adultes. Parmi les symptômes figurent des douleurs musculaires, des craquements articulaires, des céphalées et une limitation de l’ouverture buccale. De plus, la mastication excessive peut entraîner une hypersensibilité des muscles masticateurs et, dans les cas graves, une luxation de la mâchoire, considérée comme une urgence dentaire.
Par ailleurs, les spécialistes soulignent que « les masséters ne sont pas faits pour mastiquer des gommes aussi dures », ce qui peut générer des désordres articulaires durables même après l’arrêt de cette pratique.
Les conséquences physiques et psychologiques du looksmaxxing
Le culte de la perfection physique promu par le looksmaxxing entraîne des répercussions graves, tant sur le plan corporel que mental. Au-delà de simples tendances esthétiques, ces pratiques extrêmes provoquent des dommages souvent irréversibles chez leurs adeptes, notamment les jeunes hommes cherchant désespérément à correspondre aux canons de beauté masculins.
Troubles articulaires et déformations faciales
Les techniques comme le « bone smashing » provoquent des traumatismes significatifs au niveau du visage. En effet, se donner des coups de marteau sur la mâchoire risque d’engendrer des problèmes articulaires sévères, comme une mâchoire qui ne s’emboîte plus correctement ou qui se coince complètement 5. La mastication intensive de gommes particulièrement dures peut également générer des désordres articulaires similaires, avec des craquements et des claquements lors de l’ouverture buccale.
Ces pratiques entraînent par ailleurs des migrations dentaires dues aux mouvements répétitifs, causant des problèmes d’occlusion. Ironiquement, ces méthodes censées sublimer l’apparence aboutissent souvent à des résultats opposés : déformations, asymétries et dysfonctionnements durables. Les conséquences peuvent être dramatiques, allant de simples douleurs chroniques jusqu’à des fractures faciales complètes, voire des dommages cérébraux dans les cas extrêmes.
Dysmorphophobie et perte d’estime de soi
La dimension psychologique reste particulièrement préoccupante. Le looksmaxxing alimente chez de nombreux jeunes hommes ce que les experts appellent la « dysmorphophobie » – cette perception déformée de son propre corps qui pousse à vouloir le modifier à tout prix. Cette condition touche environ 2% de la population, soit davantage que l’anorexie (1,5%), et concerne majoritairement les femmes (61%)
Cependant, le phénomène s’étend désormais massivement aux jeunes hommes. Les spécialistes constatent une augmentation alarmante de 40% des opérations de chirurgie esthétique chez les 18-35 ans, témoignant d’un véritable problème de santé publique. Comme le souligne Danni Rowlands de la Fondation Butterfly, « quand l’objectif est d’atteindre un idéal avec l’idée que cela rendra notre vie meilleure ou nous rendra plus aimables, nous relions étroitement notre apparence à notre valeur – c’est extrêmement dangereux ».
La psychiatre spécialiste du sujet parle même de « tyrannie du visage Instagram », où de nombreux adeptes se retrouvent piégés dans une spirale infernale : chaque amélioration physique engendre un nouveau complexe. Cette obsession perpétuelle génère une profonde perte d’estime de soi, particulièrement chez les adolescents déjà vulnérables aux pressions sociales et médiatiques.
Comment promouvoir une image corporelle positive chez les jeunes
Face aux dangers du looksmaxxing, développer une image corporelle positive chez les jeunes devient une nécessité urgente. Des études révèlent que 4 adolescentes sur 10 se disent insatisfaites de leur image corporelle, un phénomène qui touche désormais massivement les garçons attirés par les promesses de transformation du looksmaxxing.
L’importance de l’éducation aux médias
Une vaste recherche démontre que l’éducation aux médias constitue l’une des meilleures stratégies pour aider les jeunes à résoudre leurs problèmes liés à l’image corporelle 2. En effet, plusieurs études ont établi que la capacité de réfléchir de façon critique aux techniques utilisées pour créer des photos numériquement manipulées favorise une image corporelle positive.
Pour être efficace, un programme d’éducation aux médias doit être proposé sur le long terme, privilégier le développement d’un esprit critique et encourager la discussion active plutôt que le cours magistral. Ces programmes aident les jeunes à comprendre comment se construit une représentation médiatique du corps et pourquoi certaines images font la une.
Ainsi, l’éducation aux médias permet aux adolescents de décrypter les standards irréalistes véhiculés par les influenceurs promouvant le looksmaxxing et de résister à la pression d’atteindre une mâchoire carrée parfaite ou d’autres caractéristiques physiques idéalisées.
Encourager des pratiques de bien-être saines
Pour contrebalancer l’obsession de la perfection corporelle, il est essentiel de présenter l’activité physique et l’alimentation équilibrée comme bénéfiques pour la santé plutôt que pour l’apparence. Cette approche a un impact positif sur l’image corporelle et l’estime de soi des jeunes.
Voici quelques actions concrètes pour aider les adolescents à développer une image corporelle positive :
- Valoriser la diversité corporelle en expliquant que chaque corps est unique
- Mettre l’accent sur les compétences et qualités personnelles plutôt que sur l’apparence
- Encourager des activités physiques axées sur le plaisir et non sur la transformation corporelle
- Aider les jeunes à comprendre les changements naturels qui surviennent durant l’adolescence
- Développer une relation positive avec la nourriture, en évitant les régimes restrictifs
Par ailleurs, les enseignants peuvent jouer un rôle crucial en utilisant des supports pédagogiques qui représentent une diversité corporelle et en proposant des activités physiques variées pour que chaque élève puisse apprécier son corps. Il est également fondamental d’intervenir rapidement face à toute forme d’intimidation liée à l’apparence, qui entraîne une augmentation de l’insatisfaction corporelle et peut conduire à des comportements dangereux.
Vers une approche plus saine de l’image corporelle
En définitive, le looksmaxxing représente bien plus qu’une simple tendance esthétique – c’est le symptôme d’une société où l’apparence masculine devient soumise à des standards toujours plus extrêmes et inaccessibles. Certainement, cette quête obsessionnelle d’une mâchoire parfaitement carrée et d’un visage sculpté entraîne des conséquences délétères, tant sur le plan physique que psychologique.
Les techniques douteuses comme le mewing, le bone smashing ou la mastication intensive, loin de tenir leurs promesses miraculeuses, risquent plutôt d’occasionner des dommages irréversibles. Notamment, les troubles articulaires, déformations faciales et problèmes d’occlusion constituent des prix bien trop élevés à payer pour correspondre à un idéal largement façonné par des filtres numériques et des manipulations photographiques.
Par ailleurs, cette pression esthétique alimente la dysmorphophobie chez de nombreux jeunes hommes, les enfermant dans une spirale destructrice où chaque « amélioration » génère paradoxalement de nouveaux complexes. L’écart entre leur image réelle et l’idéal promu par les influenceurs du looksmaxxing ne cesse de se creuser, nourrissant une profonde détresse psychologique.
Face à ce phénomène préoccupant, l’éducation aux médias apparaît comme une solution particulièrement efficace. Ainsi, apprendre aux jeunes à décrypter les images manipulées et à comprendre les mécanismes de l’industrie de la beauté leur permet de développer un regard critique face aux standards irréalistes véhiculés sur les réseaux sociaux.
Au-delà des interventions éducatives, valoriser la diversité corporelle et promouvoir des activités physiques orientées vers le bien-être plutôt que l’apparence constitue une approche bien plus saine. Fondamentalement, notre valeur ne réside pas dans notre conformité à des standards esthétiques fugaces, mais dans nos qualités humaines et nos compétences personnelles.
À long terme, le défi consiste à construire une société où l’apparence physique n’est plus perçue comme le garant du bonheur ou de la réussite sociale. Jusqu’à ce que cette vision prévale, chaque parent, éducateur et professionnel de santé doit rester vigilant face aux pratiques extrêmes du looksmaxxing et encourager une relation positive avec son corps – celle qui privilégie la santé et le bien-être plutôt que la quête désespérée d’une perfection illusoire.
Références
[1] – https://www.scienceshumaines.com/les-metamorphoses-de-la-beaute_fr_47158.html[2] – https://habilomedias.ca/litteratie-numerique-education-aux-medias/enjeux-des-medias/image-corporelle/image-corporelle-education-medias-et-image-corporelle
[3] – https://www.slate.fr/story/204527/hommes-beaute-physique-abdos-parfaits-six-pack-obsession
[4] – https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/plan_bienetrejeunes_29novembre2016.pdf
[5] – https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-vrai-du-faux/coups-de-marteau-dans-le-visage-regimes-drastiques-et-masculinisme-la-tendance-du-looksmaxxing-sur-les-reseaux-sociaux_7168773.html
[6] – https://shs.cairn.info/revue-decisions-marketing-2003-1-page-7?lang=fr
[7] – https://habilomedias.ca/litteratie-numerique-education-aux-medias/enjeux-des-medias/image-corporelle/image-corporelle-medias-traditionnels
[8] – https://www.elle.fr/Beaute/Chirurgie-esthetique/Chirurgie-esthetique-homme-3466361
[9] – https://www.leparisien.fr/societe/le-looks-maxxing-ce-mouvement-aux-relents-masculinistes-qui-explose-sur-tiktok-05-03-2024-EFE3YSZFGVB3XDWESWMSWIONXA.php
[10] – https://www.bbc.com/culture/article/20240326-inside-looksmaxxing-the-extreme-cosmetic-social-media-trend
[11] – https://www.bfmtv.com/tech/tiktok/se-taper-le-visage-au-marteau-chirurgie-steroides-l-inquietante-tendance-looksmaxxing-qui-cartonne-sur-tiktok_AV-202504180450.html
